понедельник, 11 марта 2019 г.

L’interprétariat médical, un enjeu pour la clientèle d’affaires et les touristes étrangers

Le malade a des droits. On connaît la célèbre loi Leonetti par le débat très médiatisé autour de l’accompagnement à la fin de vie. Promulguée en 2005, elle complète la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé (2002). Droit fondamental à la protection de la santé, dignité du malade, refus des discriminations, respect du droit à la vie privée ou encore notion de « démocratie sanitaire » s’intègrent ainsi dans une volonté, plus large, de modernisation de notre système de santé.
Ce contexte établi, la question de l’interprétariat médical prend tout son (bon) sens. Comment, en effet, respecter la protection du malade dans le cas de l’accueil des patients étrangers ?

Pourquoi faire appel à un interprète professionnel ?

La barrière de la langue est nécessairement vécue comme une source d’angoisse supplémentaire dans un contexte de souffrance, quel que soit le motif de consultation, de prévention, d’information ou d’examen. Le recours à un interprète est un premier remède pour rendre les échanges entre médecin et patient fluides pour tous. Dans le domaine de la santé et associé aux migrations des populations, l’appel à un interprète, neutre (et non issu de la famille, ne serait-ce que pour la lourde charge de ce statut ou le droit au secret médical) et compétent, permet de lutter contre les exclusions et de garantir l’égalité aux soins pour les patients.
L’interprète médical permet la bonne compréhension de ses résultats d’analyse et l’interprétation des images par exemple. Pour les professionnels de la santé, c’est le moyen d’assurer une prise en charge de qualité dans le respect de la personne. Le rapport 2017 élaboré par la HAS s’adresse aux professionnels, institutions et associations du domaine de la santé et du social. On y trouve un « état des lieux de l’interprétariat dans le domaine de la santé » et des « orientations pour un référentiel de compétences, de formation et de bonnes pratiques de l’interprétariat professionnel dans le domaine de la santé » (lien en fin d’article).

L’interprétariat médical : définition et déontologie

Ainsi l’interprète médical agit comme une interface, une liaison entre les particuliers et les professionnels intervenant dans leur parcours de santé : de l’accès aux soins aux renseignements de types pratiques ou administratifs. L’urgence, l’intimité, la souffrance exigent une importante qualité de traduction et une posture distanciée. Il ne peut s’agir d’un membre de la famille du patient, ni même d’un personnel bilingue. L’interprète médical professionnel garantit l’égalité de traitement des patients dans l’accès aux services de santé. Il identifie les besoins, fait part des souffrances, restitue le sens de l’entretien médical, et contribue à sa fluidité… Non négligeable, il prévient également les risques d’erreurs de diagnostics en se faisant l’interface patient-médecin. Il est le garant d’une relation de confiance nécessaire à tous soins tout en garantissant la libre expression du patient. Tout en repérant, également, les éventuels incompréhensions ou malentendus des propos traduits. Permettre d’interpréter les propos du patient est absolument nécessaire par ailleurs avant toute intervention nécessitant le consentement préalable en application des textes.
Les compétences linguistiques de l’interprète médical professionnel s’inscrivent en outre dans le respect de règles déontologiques : fidélité de la traduction médicale, confidentialité et secret professionnel, impartialité et respect de l’autonomie des personnes. Enfin, il intervient toujours en présence des deux parties : le professionnel de santé et le patient non francophone.

La « clientèle » d’affaires et les touristes étrangers

En France, l’interprétariat professionnel en santé s’est principalement développé en milieu hospitalier, là où la médecine de ville en aurait tout autant besoin. La question de la clientèle d’affaires et de la clientèle de passage, issue du tourisme, se pose également. Or, sur cette question de l’interprétariat pour ces personnes non francophones, la pratique est encore très marginale. Pourtant, comme en milieu hospitalier, le recours à un traducteur expérimenté est primordial. Le professionnel de santé, le membre de la famille ou le quidam bilingue ne peut s’improviser traducteur. L’enjeu, la santé de la personne et les questions de confidentialité sur des données personnelles ou d’erreur de diagnostic, entre autres, qui en découlent, sont trop importants. Il en va d’une certaine responsabilité médicale et du respect des droits du malade.
La loi de modernisation de notre système de santé a confié à la Haute Autorité de Santé (HAS) la mission d’élaborer un référentiel de compétences, de formation et de bonnes pratiques sur l’interprétariat linguistique. Cette mission s’inscrit dans l’ambition d’œuvrer à un système de santé de qualité, accessible à tous. Or, la question de l’interprétariat médical (et de la responsabilité médicale qui en découle), touche à tous les domaines de la santé : médecins, internes, anesthésistes, sages-femmes, psychologues ou encore imageries, analyses médicales, biologie médicale (SFBC)… En centre hospitalier comme en médecine de ville. Les textes régissant la protection du patient en attestent. Pour accompagner votre clientèle étrangère, des traducteurs-interprètes professionnels, issus du secteur médical (médecins, pharmaciens…) peuvent vous aider. Demandez un devis gratuit à une agence spécialisée en traduction médicale et interprétariat médical.


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вторник, 26 февраля 2019 г.

Maintenir artificiellement la vie, serait-ce devenu déraisonnable ?

Dans le cas de M. Vincent Lambert, cet homme en état d’altération de la conscience à la suite d’un grave traumatisme crânien, d’abord en état de conscience minimale, puis en état végétatif, le Conseil d’État a tranché.  Les parents de ce patient avaient obtenu qu’un tribunal ordonne de maintenir son alimentation et son hydratation par sonde. Son épouse et l’hôpital avaient fait appel. Le Conseil d’État devait décider, en dernière instance : soit confirmer le jugement du premier tribunal, soit, au contraire, autoriser le service hospitalier à mettre fin à toute forme d’entretien de la vie. Le 24 juin, il rendait sa décision : il autorisait cet arrêt.
L’exécution de cette décision est actuellement suspendue, les parents de M. Vincent Lambert ayant fait appel devant la Cour européenne des Droits de l’Homme. Cela n’empêche pas de réfléchir à la portée du jugement rendu.

Le cas de M. Vincent Lambert

Le Conseil d’État a jugé conforme à la législation, en l’occurrence à la loi Leonetti, la démarche du médecin en charge de M. Vincent Lambert. Ce médecin avait estimé « que la poursuite de l’alimentation et de l’hydratation artificiellement administrées, n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, traduisait une obstination déraisonnable au sens de [la loi Leonetti][1] » Pour fonder un tel jugement, il s’appuyait sur un certain nombre de constatations médicales et sur la certitude que le patient «  ne voulait pas avant son accident vivre dans de telles conditions ». Et il avait consulté d’autres médecins, son équipe soignante et différents membres de la famille du patient, comme l’exige la législation.
Lui donnant raison, le Conseil d’État a validé cette démarche de consultation et considéré que continuer à nourrir et à hydrater par voie artificielle M. Vincent Lambert « n’aurait d’autre effet que le maintien artificiel de la vie » et que, par conséquent, cela « traduirait une obstination déraisonnable » (§ 32 de la Décision). Ce qui conduit à affirmer que, selon la loi Leonetti, il est légal d’y mettre fin et de laisser ce patient mourir de dénutrition.

Une altération de la conscience ne légitime pas l’arrêt de l’alimentation

C’est précisément un tel jugement que redoutaient bien des familles de patients en état d’altération de la conscience. « Les familles ont peur que demain, on leur impose des décisions d’arrêt d’alimentation et d’hydratation. […] En cas de désaccord dans la famille, nous craignons la toute-puissance de la décision médicale », déclarait un administrateur de l’UNAFTC[2] le matin même de la publication du jugement. Ces familles, qui ont pu faire entendre leur voix dans les audiences publiques organisées par le Conseil d’État, risquent de perdre confiance envers les institutions qui hébergent et soignent leur proche parent. De plus, bien des professionnels de santé, qui s’adonnent avec cœur et compétence au soin de tels patients, pourraient se sentir désavoués et se mettre à douter du sens de leur investissement auprès de telles personnes. Or il y a en France de 1500 à 1700 personnes en une telle condition, dont beaucoup sont soignées dans des unités spécialement créées pour les accueillir. Le récent arrêt va-t-il démobiliser leur personnel ?
Le Conseil d’État s’est soucié des conséquences que pourrait avoir sa décision au-delà du cas de M. Lambert. Autant elle est nette en ce qui concerne ce dernier, autant elle invite à une grande prudence dans l’abord d’autres cas. Le Vice-Président du Conseil a tenu à insister personnellement sur ce point dans la conférence de presse du 24 juin. « Le Conseil d’État a souligné avec la plus grande netteté que l’état médical le plus grave, y compris la perte irréversible de toute conscience, ne peut jamais suffire à justifier un arrêt de traitement. Il a également affirmé qu’une « attention toute particulière » doit être accordée à la volonté du patient. Si celle-ci est inconnue, en aucun cas elle ne peut être présumée refuser la poursuite d’un traitement.[3] » Et ici, le terme de traitement englobe l’alimentation et l’hydratation artificielles.
Il est capital de prendre note de telles affirmations. Contrairement à ce qui est parfois tenu aujourd’hui, il ne serait pas conforme au droit français, que le Conseil d’État a pour mission d’interpréter et de préciser, d’estimer que maintenir l’alimentation et l’hydratation par sonde d’une personne en état végétatif, en état de conscience minimale ou dans un état proche, relèverait, pour la seule raison d’un tel état du patient, d’une obstination déraisonnable.

L’importance de l’attitude de l’entourage

Le Conseil d’État refuse ainsi clairement de s’en tenir à une lecture littérale d’une disposition peu claire et même profondément ambiguë de la loi Leonetti. Les actes médicaux peuvent être interrompus, y est-il écrit, lorsqu’ils apparaissent […] n’avoir « d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie ». Que cela veut-il dire ? Bien des vies sont maintenues par des moyens artificiels, les injections d’insuline, le rein artificiel… ! « Cela désigne le fait de maintenir la vie au sens strictement biologique, la vie sans l’humain », avait tenté d’expliquer en 2004 à l’Assemblée Nationale le Rapporteur de la proposition de loi. « La vie sans l’humain » ! Y aurait-il des personnes vivantes ayant perdu leur humanité, ou exclues de l’humanité ? L’homme devrait-il faire la preuve de certaines capacités pour pouvoir revendiquer le titre d’humain ?
Tenir une telle position serait contraire aux grands principes qui fondent notre vivre-ensemble. En tout cas, le Conseil d’État affirme de la façon la plus claire que la perte totale et irréversible de la conscience ne peut jamais suffire, à elle seule, à justifier l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, administrées par des moyens « naturels » ou artificiels.
Interprétant la législation française, il admet cependant un tel arrêt, décidé par le médecin au cas par cas, au vu d’une somme d’éléments médicaux et non-médicaux, en particulier de la volonté que le patient peut avoir antérieurement exprimée, et de l’avis des membres de sa famille ou, à défaut, de ses proches, le médecin devant s’efforcer « de dégager une position consensuelle » (§ 17).
Le résultat de tout cela est que le devenir du patient atteint d’une grave altération de la conscience dépend considérablement de l’attitude de son entourage. Sa vie n’est pas menacée dans la mesure où il est entouré et soutenu par une famille unie sachant exprimer devant les médecins qu’elle lui est attachée. Cela invite les familles de personnes cérébro-lésées à faire face à l’événement qui a bousculé leur existence, à resserrer leur unité et à nouer des relations étroites avec les médecins, qui leur permettront de témoigner de l’attachement qu’elles portent à leur proche parent.

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Dans l'intimité du cerveau

Le plan des bâtiments du centre Neurospin, sur le campus de Saclay. ©Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) **Petite histoire de la connaissance du cerveau et de l’imagerie cérébrale** Siège de la conscience, le cerveau a été étudié tardivement au regard de l’anatomie générale. Bien que de nombreuses théories aient été échafaudées à son sujet au cours des siècles précédents, ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle qu’un courant des neurosciences naissantes, la **neuropsychologie** , propose une méthode expérimentale de connaissance du cerveau. Cette méthode repose notamment sur l’idée qu’il est possible de transposer, en négatif, les liens entre structure et fonction cérébrales observés dans le cas d’un cerveau lésé sur un cerveau sain. Elle infère également la localisation des fonctions du cerveau humain de l’étude de cerveaux d’animaux. Les techniques d’**imagerie cérébrale** qui se développèrent après la Seconde Guerre Mondiale constituèrent une véritable révolution. Celles-ci permettront en effet progressivement d’avoir accès à l’**anatomie ** du cerveau, c’est-à-dire à la morphologie des différents éléments du système nerveux central, mais aussi de mieux comprendre son **fonctionnement** , c’est-à-dire la localisation de « régions » cérébrales dont on pense qu'elles sont responsables de telle ou telle activité motrice, sensorielle ou cognitive. Ces deux objectifs, "anatomique" et "fonctionnel", sont en fait complémentaires, et seront exploités par de nombreuses techniques d'imagerie.

L'objectif fonctionnel de l'imagerie : la localisation de certaines fonctions motrices, sensorielles ou cognitives.
L'objectif fonctionnel de l'imagerie : la localisation de certaines fonctions motrices, sensorielles ou cognitives.
L'objectif "fonctionnel" de l'imagerie : identifier la localisation de certaines fonctions motrices, sensorielles ou cognitives dans le cerveau. ©Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) Néanmoins, l'imagerie permettant d’accéder à une connaissance anatomique du cerveau s'est développée **plus tôt** que celle permettant de mieux appréhender son fonctionnement. Cela se comprend aisément si l’on considère le fait que pour la connaissance anatomique, une simple **coupe statique** est nécessaire, alors que pour l’approche fonctionnelle, la variable temporelle devient cruciale. Les neurosciences considèrent en effet que, pour connaître les fonctions des diverses « régions » du cerveau humain, il suffit de croiser la réalisation d’une activité, mentale ou physique et l’observation au même moment d’un pic d’activité d’une certaine zone cérébrale. De ce fait, la **quasi-simultanéité** de la réalisation de l’action et l’activité d’une région cérébrale est un pré-requis pour inférer une corrélation entre ces deux évènements, ce qui exige que les appareils puissent **suivre en temps réel l’activité du cerveau** . C’est pourquoi, si les principales techniques d’imagerie délivrent des images de l’anatomie cérébrale à la fin des années 1970, il faudra attendre les années 1990 pour pouvoir observer le déroulement de l’activité cérébrale. Cette découverte permit notamment de remettre progressivement en cause l’idée d’une **association systématique et exclusive** entre une « région » du cerveau et une fonction. A cette vision mécaniste a succédé l’idée plus nuancée d’un **modèle cérébral en réseaux** , qui admet une certaine localisation des fonctions, couplée néanmoins avec des systèmes d'interaction entre ces zones, comme l'explique le philosophe et historien des sciences [Jean-Claude Dupont](http://www-ihpst.univ-paris1.fr/annuaire/webpage.php?id_fiche=57) : > « Chaque région cérébrale qui constitue le réseau possède des propriétés fonctionnelles spécifiques, mais la fonction cognitive émerge du réseau, constitué de régions en interactions fonctionnelles et anatomiques. »[[1]](#_ftn1). Le développement des techniques d’imagerie cérébrale semble ainsi avoir contribué à appuyer la position des partisans de **l’unité de l’esprit** , puisque toute activité mentale résulte d'une sollicitation globale du cerveau. **Les principales techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle "tracent" l’afflux sanguin provoqué par l’activité du cerveau**
Le neurologue Paul Broca (1824-1880).
Le neurologue Paul Broca (1824-1880).
Le neurologue Paul Broca (1824-1880). ©Hulton Getty Comment les diverses méthodes d’imagerie rendent-elles compte de l’activité du cerveau ? Certaines techniques, la TEP et l'IRM fonctionnelle, reposent sur deux hypothèses conjointes, comme l’explique Denis Le Bihan[ dans une interview au journal Le Monde](http://www.lemonde.fr/savoirs-et-connaissances/article/2002/10/21/denis-le-bihan-voir-le-cerveau-penser_295001_3328.html ). Première hypothèse, **certaines zones du cerveau sont sollicitées lors de la réalisation d’une action spécifique** . Cette idée a été énoncée par Paul Broca en 1861, après qu’il eut réalisé l’autopsie d’un individu souffrant de troubles de la parole, dont le cerveau comportait une lésion locale importante dans l’hémisphère gauche. Seconde hypothèse, lorsqu’elles sont sollicitées, ces zones requièrent davantage d’oxygène. Celui-ci étant transporté par le sang, on observe donc généralement un **afflux sanguin local** vers ces régions du cerveau. Cette seconde hypothèse a été formulée par C. S. Roy et C. S. Sherrington en 1890. Ces techniques d’imagerie vont alors tenter de suivre l'afflux sanguin, conçu comme un indice de localisation de l'activité cérébrale, en ayant recours à **deux types de "traceurs"** : une eau faiblement radioactive, et le fer naturellement contenu dans le sang. *La Tomographie par Emission de Positons (TEP) : une injection d’eau faiblement radioactive*


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Et si vous deveniez ingénieur pédagogique #e-learning ?

Quelles sont les missions de l’ingénieur pédagogique ? C’est en tout cas un métier en développement dans l’enseignement supérieur au fur et à mesure que les services et formats numériques pédagogiques des établissements s’étoffent mentionne le ‘’portrait-robot’’ établi par L’Etudiant. Les universités sont loin d’être les seules à rechercher ce type de fonction.
Le cœur de métier de l’e-ingénieur pédagogique consiste à réaliser des contenus de formation multimédia (supports interactifs, webinar, mooc, serious games, etc.), en collaboration avec les équipes technico-pédagogiques.
Les missions de l’ingénieur pédagogique, selon les organisations qui les intègrent dans leurs équipes peuvent considérablement varier. Ce sont en tout cas des postes qui peuvent requérir plusieurs types de compétences comme en témoigne Aurore Martins, au service CAPE (Centre d’Appui aux Pratiques d’Enseignement) de l’École des Mines de Nantes. Son activité touche à part égale ‘’à la gestion de projet, à la production de contenus et à la scénarisation et accompagnement des dispositifs de formation conçus’’ et peut concerner parfois la recherche de financement pour certains modules pédagogiques à développer.
Quelles compétences pour les ingénieurs pédagogiques e-learning ? D’un point de vue technique, il s’agit évidemment de maîtriser les outils numériques autour du web (html et CSS) et les logiciels clés de l’ensemble de la chaîne de production graphique, éditoriale, multimédia, audio-visuelle. La maîtrise des outils spécifiques à la formation à distance comme les plateformes de gestion de contenus Learning Management System (LMS) et les normes SCORM est aussi importante. Bénéficier d’une expérience ou d’un vif intérêt dans le domaine de l’éducation et de la formation constitue évidemment un atout de poids. Certains professionnels de l’éducation ou de la formation ont enrichi leurs compétences avec des formations e-learning ad-hoc.
« Le goût de la pédagogie, la capacité d'écoute, l'envie de travailler en équipe… Un bon ingénieur pédagogique est un pédagogue, qui soit si possible technophile mais pas forcément geek ». Cécile Chevalier, Responsable Centre d’Ingénierie Pédagogique (TICE), Université Paris-Dauphine
Quelle formation et quel niveau d’études demandés pour les recrutements ?
Certaines annonces mentionnent un niveau Bac+3, avec une orientation multimédia, web ou infocom. Les professionnels actuellement en poste disposent encore de parcours assez variés. Ils affichent généralement des diplômes d’ingénieur et des masters. Ces Bac+5 sont parfois axés sur la communication ou les sciences et techniques de l’image et du son.
Un Master spécialisé offrira en toute logique beaucoup plus d’opportunités de carrières à court et long termes. L’Université de Rennes 1 propose un master ingénierie e-formation. Il revendique un taux d’insertion proche de 100%. L’université propose aussi une formation continue sur le même thème. Poitiers dispense un master ingénierie des média pour l’éducation.
Comment se porte le marché de l’emploi dans l’Hexagone ? Il est encore timide, 4 offres seulement sur toute la France s’affichent sur le site de l’Apec concernant des ingénieurs et concepteurs  pédagogiques multimédia/e-formation.  Les offres sont plus nombreuses sur Twitter, les réseaux professionnels LinkedIn, Viadeo avec des groupes créés par des associations professionnelles : AFI (Association Françaises des Ingénieurs Pédagogiques), AFIP  (Association des formateurs des industries de la santé). Les contrats proposés sont des CDD, plus souvent des CDI ou des missions pour des indépendants.
La rémunération : elle est plutôt basse précise l’Etudiant, autour de 2 000 euros net pour un débutant, 2 500 euros pour un ingénieur pédagogique confirmé avec plusieurs années d’expérience, ce que confirme les offres d’emploi publiées début novembre sur le site de l’Apec. Mais le métier d’ingénieur pédagogique peut aussi déboucher à termes sur des postes à plus haute responsabilité.
Qui recrute ? La typologie des recruteurs potentiels est elle aussi assez variée. Il peut s’agir d’universités, de centres de recherche, d’organismes de formation à distance (type CNED) et de formation professionnelle comme Demos, FIRST par exemple. Les sociétés spécialisées dans le développement de serious games, les plateformes de cours en ligne type openclassrooms sont également demandeuses.

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Mais au fait, l’innovation c’est quoi exactement ?

Commençons d’abord par la GTB, la Gestion Technique du Bâtiment (ou BMS - Building Management System) qui s’impose désormais avec le développement des bâtiments connectés et les normes de réduction de l’impact environnemental du bâti inscrites dans la feuille de route des différents pays européens.
Connected-buildingLa Gestion Technique de Bâtiment s’appuie sur un système informatique. Il permet sur la base de données recueillies par les différents capteurs installés dans un ou plusieurs bâtiments de superviser et contrôler, en local ou à distance, l’ensemble des équipements et services, électriques ou mécaniques comme le chauffage, la ventilation, la température, l’alimentation électrique, l’éclairage, les systèmes de sécurité ou anti-incendie, la plomberie, la vidéosurveillance. « Un système GTB est constitué de plusieurs automates concentrateurs recueillant les informations des équipements ou des capteurs dans le bâtiment, d’un réseau reliant les concentrateurs au poste de gestion et d’un poste informatique de gestion équipé d’un logiciel de supervision » précise le portail Techniques de l’Ingénieur.
smart-building-bmsLes systèmes de GTB sont plus particulièrement destinés aux grandes infrastructures comme un tunnel par exemple, aux sites industriels (usines, data centers) ou tertiaires, et parc immobilier. Avec une surveillance 24h/24, 7j/7 et le lancement d’alertes, ils visent à optimiser la performance énergique des infrastructures, à s’assurer de la fiabilité des installations, de la continuité de leur fonctionnement. Ils permettent également de limiter les déplacements liés à la maintenance grâce à la possibilité d’interventions à distance. Les offres de systèmes de GTB sont portées par des acteurs traditionnels tels que Hager, Schneider Electric ou Siemens par exemple. Mais ce secteur est maintenant investi par de jeunes sociétés à l’instar de jeunes sociétés à jeunes sociétés à l’instar de Avob.

L’exemple du parc immobilier public aux USA permet d’illustrer les enjeux de la GTB. Selon les services généraux du gouvernement, en 2013, les agences fédérales géraient au total 350 000 immeubles sur l’ensemble du territoire, totalisant plus de 300 millions de m² et pour un coût annuel opérationnel de 25 milliards de dollars. Le seul poste consacré aux dépenses énergétiques s’élevait à 7 milliards de dollars pour une année d’exploitation. Pas étonnant donc que les agences fédérales en charge de ces différents équipements soient incitées à implémenter des systèmes de GTB, à en exploiter les data via des solutions en mode SaaS et des services externalisés experts en data analytique pour en optimiser la portée (source FCW).
Pour la seule optimisation des besoins en énergies traditionnelles et renouvelables des constructions, on parle aussi en anglais de BEMS pour Building Energy Management System ou parfois simplement EMS.
La GTC, Gestion Technique Centralisée,  (CTM - Centralized Technical Management) est un sous-ensemble de la GTB comme l’explique Legrand : « La gestion technique centralisée, automatisée ou non,  désigne un dispositif qui a pour but d’optimiser la gestion d’un lot technique circonscrit, comme l’éclairage ou le chauffage. Elle est souvent intégrée à un ensemble plus vaste qui orchestre plusieurs sous-ensembles de GTC, la gestion technique du bâtiment (GTB). Il existe virtuellement autant de domaines d’application d’une GTC que de fonctionnalités liées à l’usage d’un bâtiment. Traditionnellement, on distingue cependant plusieurs lots techniques définis par domaine, soit parce qu’ils forment un sous-ensemble logique (la gestion de l’éclairage par exemple), soit parce qu’ils font l’objet d’une réglementation spécifique »
Lors de phases spécifiques d’exploitation de bâtiment, comme les opérations de maintenance ou de rénovation, le BIM (Building Information Model), la maquette numérique, avatar modélisé de la construction peut aussi être une source supplémentaire de données pour les gestionnaires, lors d’opérations maintenance ou de rénovation. Voir l’article emedia Le BIM ou la « Carte Vitale » digitale du bâtiment.
L’immotique (BAS - Building Automation System) est un autre élément de la terminologie autour des bâtiments intelligents. C’est un néologisme formé à partir du mot immeuble et du suffixe -tique en référence à l’informatique et à l’électronique. Ce terme a donc trait à l’ensemble systèmes physiques, informatiques, électroniques et de télécommunication, note la revue spécialisée des ingénieurs, et il inclut la GTB. Si l’on s’en réfère à la description de l’eu.bac, association européenne de régulation et  d’automatisation des bâtiments, « l’immotique allie tous les corps de métiers dans un bâtiment et optimise leurs interactions. L’immotique intelligente est à la jonction entre la GTB, les systèmes techniques et les utilisateurs du bâtiment ». À l’échelle des grandes constructions, c’est le pendant de la domotique.
 https://deluxeswap.com/members/kromannmeadows5/activity/11739/
 http://freedomsroad.org/community/members/melendezpritchard7/activity/2244/
 https://greenplum.org/members/manningpritchard9/activity/63493/
 https://www.teawithdidi.org/members/odonnellmelendez3/activity/437227/
 http://crispyart.xyz/blog/view/31051/why-you-should-most-definitely-purchase-fildena-100-mg
 http://social-reach.net/blog/view/68716/the-reason-why-you-need-to-most-definitely-buy-fildena-100-mg
 https://www.qcdc.org/members/kromannmanning9/activity/385532/
 http://cryptoliveleak.org/members/meadowskromann0/activity/11790/
 http://mundoalbiceleste.com/members/westhlim5/activity/422314/

Perte de votre terminal mobile, blocage de carte SIM : anticipez !

Votre terminal mobile est fourni par votre entreprise

Si vous êtes autorisé à l’utiliser également à titre privé, particulièrement avant vos congés, n’hésitez pas à contacter le service interne qui en assure la gestion pour connaître :
  • Les tarifs de vos connexions depuis l’étranger (et éviter de faire exploser la facture pour votre employeur.  La fin des frais d’itinérance - roaming -  en Europe n’est prévue que pour juin 2017, leur limitation sera effective à partir du 30 avril 2016)
  • Les procédures de sécurité en cas de perte ou de vol
  • Que faire en cas de blocage de votre carte SIM
Si vous utilisez votre terminal à titre professionnel et privé et que vous gérez vous-même votre abonnement, les informations ci-dessous vous seront toujours utiles.

Le Code IMEI pour bloquer un terminal perdu ou volé

C’est le numéro de série unique, à 15 ou 17 chiffres, de votre téléphone mobile. Ce code vous permet de bloquer votre mobile auprès de votre opérateur en cas de perte ou de vol.
Comment obtenir votre code IMEI ? Il vous est généralement livré avec l’emballage de votre terminal et sur votre facture d’achat. Mais c’est typiquement le genre d’informations qu’on a  «trop » bien archivées et difficiles à retrouver en cas de problème, surtout en déplacement.
Avant qu’il ne soit trop tard, n’hésitez pas à le récupérer avec une opération très simple :
Tapez directement sur le clavier de votre téléphone mobile *#06#  et ce numéro de série apparaitra immédiatement sur votre écran. Évidemment, ce numéro est à conserver autre part que sur votre terminal !
Pour les tablettes : les numéros IMEI et numéros de série sont généralement gravés au dos de l’appareil comme pour l’iPad et/ou sur une étiquette sur l’emballage du produit. Notez-le dans un endroit sûr.

Les codes PIN et PUK

Le code PIN (Personal Identification Number) est à 4 chiffres. C’est votre code personnel de sécurité que vous tapez à chaque démarrage de votre smartphone. Le code 0000 est programmé par défaut donc n’hésitez pas à le personnaliser. Cette fonctionnalité est généralement accessible via le menu réglages/sécurité de votre terminal.
Et si vous partez en vacances sans votre mobile, notez votre code PIN à l’abri des regards indiscrets, votre mémoire pourrait vous jouer des tours dès votre rentrée.
Si un imposteur ou vous-même faites 3 tentatives erronées de votre code PIN, votre carte SIM sera automatiquement bloquée. C’est là que le code PUK (Personal Unlock Key) entre en jeu. Il permet de réactiver votre carte SIM.
  • Comment obtenir votre code PUK ?
Il est inscrit sur le support où était collée votre carte SIM. Si vous avez égaré cette information, vous pouvez l’obtenir en ligne ou par téléphone auprès de votre opérateur de téléphonie mobile. Votre code client et/ou votre facture vous seront nécessaires pour montrer patte blanche.

Géolocalisez votre terminal mobile

Plusieurs procédures, et différentes selon le modèle de votre terminal ou selon votre opérateur vous permettent d’activer une fonction de localisation de votre device égaré ou volé. Là-encore, à titre préventif, n’hésitez pas à accorder quelques minutes à cette mesure de sécurité et surtout à lire les conditions d’utilisation des services et applications proposées.
Il suffit de télécharger et configurer une application ou un service de localisation et de sécurisation : les applications sont généralement gratuites à partir des App store, les services proposés par les opérateurs sont parfois payants.

Effacez vos contenus à distance

Là encore les applications ou utilitaires en ligne permettent de supprimer vos données en cas de perte de votre terminal, à condition d’avoir préalablement téléchargé l’utilitaire sur cet appareil ou d’avoir activé la fonction de partage.
  • Avec Apple, la procédure se passe à partir de votre compte iCloud, il est donc nécessaire d’avoir votre identifiant Apple ou celui d’un proche. La suppression se fera immédiatement si l’appareil égaré est connecté. Pour les appareils hors ligne, elle se fera dès l’appareil à nouveau connecté.
  • Le Gestionnaire d’appareils Android permet de supprimer des contenus à distance, les applications et leurs contenus, seules les informations stockées dans votre compte Google pourront être restaurées. Google mentionne que les données stockées sur une carte SD ne pourront pas être systématiquement supprimées.
  • Pour Windows Phone, l’appareil peut être réinitialisé à partir de l’interface web et de votre compte Microsoft.


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Pouvoirs et puissance insoupçonné, de notre 2e cerveau...

La recherche sur le contenu de nos entrailles donne lieu à de multiples découvertes spectaculaires. La flore intestinale, pardon, appelez-la désormais "microbiote", le nouveau terme en vogue, passionne les scientifiques. Régulièrement, la prestigieuse revue "Nature" fait sa une sur ce sujet.

Ce continent encore inexploré il y a quelques années révèle peu à peu son incroyable luxuriance. A lui seul, le microbiote intestinal pèse 1,5 kilo, recèle 100.000 milliards de bactéries et dix fois plus de cellules que le reste du corps.

Dix millions de gènes bactériens y ont été recensés, dont certains sont liés à des maladies. Aucun doute : le microbiote a un impact direct sur le bon fonctionnement de notre organisme. Hippocrate lui-même ne disait-il pas que "toute maladie débute dans l’intestin" ?

Voyons à présent un aspect peu connu et très prometteur pour soigner toute sorte de maladies, et infections... Le pouvoir du caca !
Pouvoirs et puissance insoupçonné, de notre 2e cerveau...

Atteinte de mucoviscidose, une jeune femme souffrait depuis décembre 2012 de diarrhées récurrentes liées à une infection par une redoutable bactérie, Clostridium difficile. En mai 2014, après l’échec de plusieurs traitements antibiotiques, elle a reçu une transplantation de microbiote fécal à l’hôpital Cochin (Paris).

Singulier traitement : il consiste à introduire dans l’intestin du malade les selles d’un donneur sain. En l’occurrence, le père de cette jeune femme. Cette greffe a éradiqué l’infection.

« La première fois que nous avons entendu parler de greffe de matière fécale, c’était en mars 2013, lors d’une réunion de service à l’hôpital Cochin. Nous avons cru à un canular », avoue le docteur Rui Batista, membre de l’Académie de pharmacie. Mais ce traitement fait désormais l’objet de recommandations internationales : plus de huit fois sur dix, il vient à bout de cette infection  Clostridium difficile.

Comment agit cette transplantation ?
Elle reconstitue une « flore digestive » équilibrée. Sous ce nom fleuri se cachent un menu peuple bactérien, mais aussi des virus et des champignons pullulant dans le secret de nos entrailles. Soit quelque 100 000 milliards de bestioles, dix fois plus nombreuses que nos propres cellules !

Depuis la nuit des temps, nous abritons cette armée de l’ombre. Véritable organe, pesant quelque 1,5 kilogramme chez l’adulte.

Cancers, diabète, infections... Les miracles de la transplantation fécale.

Encore peu mise en oeuvre et redoutée des malades, cette pratique est pourtant source d’espoir pour de nombreuses pathologies comme le diabète ou l'obésité.

"Hors de question. C’est dégoûtant !" Quand le docteur Harry Sokol, gastro-entérologue à l’hôpital Saint-Antoine (Paris), a parlé de transplantation fécale à Raphaëlle, 33 ans, employée dans l’édition, la jeune femme a poussé les hauts cris. Une réaction fréquente à l’annonce de cette intervention encore peu pratiquée, et peu ragoûtante : il s’agit d’introduire les selles d’un donneur sain dans l’intestin d’un malade afin de reconstituer sa flore bactérienne.

C’est pourtant l’une des thérapies les plus prometteuses, à l’heure où l’industrie pharmaceutique peine à sortir de nouvelles molécules efficaces. A l’avenir, elle pourrait bien soigner des troubles aussi lourds que le diabète, l’obésité ou même la maladie de Parkinson ou la maladie de Crohn.

Des dizaines de patients sauvés…

Alors Raphaëlle n’a pas chipoté longtemps. Depuis l’enfance, elle souffre de rectocolite hémorragique, une maladie auto-immune qui donne des diarrhées sanglantes. Son calvaire ne s’arrête pas là : au cours d’un long séjour à l’hôpital, elle a contracté une infection à "Clostridium difficile", une bactérie qui, lorsqu’elle se développe à outrance dans l’intestin, provoque elle aussi de violentes diarrhées.

Chaque année, des milliers de personnes y succombent en France. Dans le cas de Raphaëlle, quatre cures d’antibiotiques n’y ont rien fait.


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